Les processus thermodynamiques
Dérivées partiellesIsobareIsothermeAdiabatiquepV^γ = csteConduction thermiqueRésistance thermiqueÉquation de la chaleur
Fil conducteur : un processus où l'on fixe une variable (\(p\), \(T\), \(V\) ou \(S\)) ne laisse qu'une seule variable indépendante. Le tableau des dérivées partielles permet alors d'écrire \(dE\), \(dT\), \(dV\) en fonction de grandeurs mesurables (\(C_p\), \(C_V\), \(\beta\), \(\kappa\)). La deuxième moitié du cours traite du transport de la chaleur : loi de Fourier, résistances thermiques et équation de la chaleur.
0. D'où vient ce cours
Le premier principe \(dE = T\,dS - p\,dV + \mu\,dN\) relie cinq variables, mais pour un système fermé non diffusif (\(dN = 0\)) seules deux sont indépendantes. Imposer une contrainte supplémentaire (pression constante, température constante, pas d'échange de chaleur) réduit le problème à une seule variable, et chaque cas simplifié correspond à une situation physique concrète : chauffage à l'air libre, compression lente dans un bain, détente rapide dans un cylindre. Ces processus sont les briques des cycles moteurs du cours 5.
1. Variables, dérivées partielles et tableau 11.1
- Isobare : \(p\) fixée (\(dp = 0\)). Exemple : chauffage à l'air libre.
- Isotherme : \(T\) fixée (\(dT = 0\)). Exemple : compression lente en contact avec un bain.
- Isochore : \(V\) fixé (\(dV = 0\)). Exemple : chauffage dans une enceinte rigide ; aucun travail.
- Adiabatique : pas d'échange de chaleur (\(dQ = 0\), donc \(dS = 0\) si le processus est quasi statique). Exemple : compression rapide, détente dans une turbine.
- Non diffusif : pas d'échange de molécules (\(dN = 0\)) ; c'est le cas de tous les processus de ce cours.
De \(V = nRT/p\) : \(\beta = \dfrac1V\left(\dfrac{\partial V}{\partial T}\right)_p = \dfrac{nR}{pV} = \dfrac1T\) et \(\kappa = -\dfrac1V\left(\dfrac{\partial V}{\partial p}\right)_T = \dfrac{nRT}{p^2V} = \dfrac1p\). Ces deux valeurs simplifient toutes les formules ci-dessous.
2. Processus isobare
Pression constante, \(dp = 0\), et en général \(dN = 0\). Du premier principe \(dE = T\,dS - p\,dV\). On exprime tout en fonction de la température :
3. Processus isotherme
Température constante, \(dT = 0\), \(dN = 0\). On exprime \(dE = T\,dS - p\,dV\) en fonction du volume :
À \(T\) constante, \(dV = \left(\dfrac{\partial V}{\partial S}\right)_T dS = \dfrac{\kappa}{\beta}dS\) (inverse de \(\beta/\kappa\)), donc \(dE = T\,dS - p\dfrac{\kappa}{\beta}dS = \left(T - \dfrac{p\kappa}{\beta}\right)dS\). Pour un gaz parfait le coefficient vaut \(T - T = 0\), cohérent avec \(dE = 0\).
4. Processus adiabatique
Pas d'échange de chaleur, \(dQ = 0\), donc \(dS = 0\) : l'entropie reste constante (processus isentropique). Les dérivées partielles à \(S\) constante relient \(T\), \(p\) et \(V\) :
Une parcelle d'air chaud qui monte se détend adiabatiquement (l'air est mauvais conducteur) et se refroidit selon \(T\,p^{1/\gamma - 1} = \) cste. Si elle reste plus chaude (donc moins dense) que l'air ambiant à la même altitude, elle continue de monter : convection. Si l'air au sol est plus froid que ne le prévoit ce refroidissement adiabatique (gradient réel plus faible), la parcelle devient plus froide que son environnement et retombe : inversion thermique, qui piège le smog près du sol. Calcul complet à l'exercice D8.
5. Conduction thermique
Le deuxième principe impose que la chaleur s'écoule de la partie chaude vers la partie froide. Pour une plaque d'aire \(A\) et d'épaisseur \(\Delta x\) dont les faces sont aux températures \(T_2 \gt T_1\) :
| Matériau | \(k\) (W/(m K)) | Matériau | \(k\) (W/(m K)) |
|---|---|---|---|
| Argent | 410 | Béton (maçonnerie) | 0,62 |
| Cuivre | 380 | Eau | 0,56 |
| Aluminium | 210 | Plâtre | 0,50 |
| Acier | 45 | Bois | 0,10 |
| Roche | 2,2 | Styromousse (isolant) | 0,042 |
| Verre | 0,95 | Air (immobile) | 0,023 |
Table 12.1 du manuel. Quatre ordres de grandeur séparent les métaux de l'air : c'est l'air immobile emprisonné (double vitrage, laine, mousse) qui isole.
6. Équation de la chaleur
La loi de Fourier suffit quand le gradient de température est uniforme (régime permanent). Si la température varie dans le temps, l'énergie s'accumule dans le matériau : ce qui entre moins ce qui sort fait varier l'énergie interne.
7. À retenir
- \(\beta = \frac1V(\partial V/\partial T)_p\), \(\kappa = -\frac1V(\partial V/\partial p)_T\) ; gaz parfait : \(\beta = 1/T\), \(\kappa = 1/p\). Le tableau 11.1 donne toutes les dérivées partielles utiles.
- Isobare : \(dE = (C_p - pV\beta)dT\). Isotherme : \(dE = (T\beta/\kappa - p)dV\), nul pour un gaz parfait, \(\Delta Q = \Delta W = nRT\ln(V_f/V_i)\).
- Adiabatique : \(dS = 0\) ; \(dT/T = (V\beta/C_p)dp = -(\beta/\kappa C_V)dV\) ; gaz parfait \(pV^\gamma = \) cste, \(TV^{\gamma-1} = \) cste, \(\gamma = (\nu+2)/\nu = C_p/C_V\), \(\Delta W = (p_iV_i - p_fV_f)/(\gamma-1)\).
- Détente libre : \(\Delta E = 0\), refroidit un gaz réel mais pas un gaz parfait.
- Conduction : \(\dot Q = -kA\,\Delta T/\Delta x\), \(R = \Delta x/(kA)\), \(\dot Q = \Delta T/R\), résistances en série et en parallèle.
- Équation de la chaleur : \(\partial\rho_E/\partial t = -\partial j_Q/\partial x\) et \(\partial^2T/\partial x^2 = (1/K)\,\partial T/\partial t\), \(K = k/(\rho_m c)\).
Quiz rapide - Cours 4
Une seule bonne réponse par question. Cliquez pour vérifier immédiatement.
Que représente \(\beta = \frac1V\left(\frac{\partial V}{\partial T}\right)_p\) ?
- La compressibilité isotherme
- Le coefficient d'expansion thermique
- La capacité thermique à pression constante
- Le rapport \(C_p/C_V\)
Pour un gaz parfait, \(\beta\) et \(\kappa\) valent :
- \(\beta = T\), \(\kappa = p\)
- \(\beta = 1/p\), \(\kappa = 1/T\)
- \(\beta = 1/T\), \(\kappa = 1/p\)
- \(\beta = \kappa = 1\)
Un processus isobare est un processus :
- à pression constante
- à température constante
- à volume constant
- sans échange de chaleur
Pour un processus isobare non diffusif, \(dE\) s'écrit :
- \(dE = C_p\,dT\)
- \(dE = (C_p - pV\beta)\,dT\)
- \(dE = (T\beta/\kappa - p)\,dV\)
- \(dE = 0\)
Un gaz parfait se détend de façon isotherme de \(V_i\) à \(V_f\). Sa variation d'énergie interne et le travail fourni valent :
- \(\Delta E = nC_V\Delta T\), \(W = 0\)
- \(\Delta E = W = nRT\ln(V_f/V_i)\)
- \(\Delta E = 0\), \(W = nRT\ln(V_f/V_i)\)
- \(\Delta E = -W = nRT\ln(V_f/V_i)\)
Pendant un processus adiabatique quasi statique :
- \(dQ = 0\) et \(dS = 0\)
- \(dT = 0\)
- \(dE = 0\)
- \(dp = 0\)
Pour l'air (\(\nu = 5\)), la valeur de \(\gamma = (\nu+2)/\nu\) est :
- 1,67
- 1,4
- 2,5
- 0,71
Laquelle de ces relations est fausse pour un gaz parfait en transformation adiabatique ?
- \(pV^\gamma = \) cste
- \(TV^{\gamma-1} = \) cste
- \(T\,p^{1/\gamma-1} = \) cste
- \(pV = \) cste
Un gaz est comprimé adiabatiquement. Que fait sa température ?
- Elle augmente
- Elle diminue
- Elle reste constante
- Elle devient nulle
Lors d'une détente libre (dans le vide) d'un gaz parfait :
- la température diminue fortement
- la température ne change pas, mais l'entropie augmente
- l'entropie reste constante car \(\Delta Q = 0\)
- le gaz fournit un travail \(p\Delta V\)
Le taux de transfert de chaleur par conduction à travers une plaque est :
- \(\dot Q = kA\,\Delta T\,\Delta x\)
- \(\dot Q = k\,\Delta T/(A\Delta x)\)
- \(\dot Q = -kA\,\Delta T/\Delta x\)
- \(\dot Q = kA\,\Delta x/\Delta T\)
La résistance thermique d'une couche d'épaisseur \(\Delta x\), de conductivité \(k\) et d'aire \(A\) vaut :
- \(\Delta x/(kA)\)
- \(kA/\Delta x\)
- \(k\Delta x/A\)
- \(A/(k\Delta x)\)
Deux couches traversées successivement par le même flux de chaleur se combinent :
- en parallèle : \(1/R = 1/R_1 + 1/R_2\)
- en série : \(R = R_1 + R_2\)
- en moyenne : \(R = (R_1+R_2)/2\)
- en produit : \(R = R_1R_2\)
Dans l'équation de la chaleur \(\partial T/\partial t = K\,\partial^2T/\partial x^2\), la diffusivité \(K\) vaut :
- \(k\rho_m c\)
- \(\rho_m c/k\)
- \(k/c\)
- \(k/(\rho_m c)\)
Une vitrine est formée de deux vitres de 3 mm séparées par 1 cm d'air immobile. Quelle couche domine la résistance thermique ?
- La lame d'air (\(k = 0{,}023\) W/(m K))
- Les deux vitres (\(k = 0{,}95\) W/(m K))
- Les deux contribuent également
- Aucune : la résistance ne dépend que de l'aire
Exercices à développement (à faire sur papier)
Exemples des diapos et exercices résolus en classe (24 septembre). Utilisez la table des dérivées partielles du formulaire.
D1. Détente isotherme d'un gaz parfait
Un gaz parfait de \(n\) moles subit une détente isotherme de \(V_i\) à \(V_f\) à la température \(T\). (a) Expression du travail effectué par le gaz ? (b) Expression de la chaleur absorbée par le gaz ?
Corrigé
- (a) \(\Delta W = \displaystyle\int_{V_i}^{V_f}p\,dV\) avec \(p = \dfrac{nRT}{V}\) : \(\Delta W = nRT\displaystyle\int_{V_i}^{V_f}\frac{dV}{V} = nRT\ln\frac{V_f}{V_i}\).
- (b) Isotherme pour un gaz parfait → \(\Delta E = 0\), donc \(\Delta Q = \Delta W = nRT\ln\dfrac{V_f}{V_i}\). Toute la chaleur absorbée ressort en travail ; l'entropie du gaz augmente de \(\Delta Q/T = nR\ln(V_f/V_i)\).
ΔW = ΔQ = nRT ln(V_f/V_i)
D2. La vitrine
Une vitrine de 15 m² est composée de deux vitres de 3 mm d'épaisseur séparées d'un espace d'air de 1 cm. Pour le calcul, considérer en plus une couche d'air de 1 mm d'épaisseur à l'extérieur et à l'intérieur. (a) Résistance thermique de la vitrine ? (b) En hiver la différence de température moyenne est de 20 °C : chaleur perdue pendant trois mois (\(7{,}776\times10^6\) s) ? \(k_{verre} = 0{,}95\), \(k_{air} = 0{,}023\) W/(m K). (Note : \(4{,}184\times10^9\) J est l'énergie d'une tonne de TNT.)
Corrigé
- (a) Couches en série, \(R = \Delta x/(kA)\) avec \(A = 15\) m² : verre \(2\times\dfrac{0{,}003}{0{,}95\times15} = 4{,}2\times10^{-4}\) K/W ; lame d'air \(\dfrac{0{,}01}{0{,}023\times15} = 2{,}90\times10^{-2}\) K/W ; films d'air \(2\times\dfrac{0{,}001}{0{,}023\times15} = 5{,}8\times10^{-3}\) K/W. \(R_{total} = 3{,}52\times10^{-2}\) K/W.
- (b) \(\dot Q = \Delta T/R = 20/0{,}0352 = 568\) W ; sur trois mois \(Q = 568\times7{,}776\times10^6 = 4{,}4\times10^9\) J.
(a) R ≈ 0,035 K/W | (b) Q̇ ≈ 570 W, Q ≈ 4,4 × 10⁹ J, soit l'énergie d'une tonne de TNT
La lame d'air fournit 82 % de la résistance ; le verre est presque transparent à la chaleur. Vérifiez avec le calculateur de résistances (préréglage « Vitrine »).
D3. Flux de chaleur venant de l'intérieur de la Terre
En descendant dans la croûte terrestre, la température augmente d'environ 30 °C par kilomètre. (a) Avec la conductivité de la roche (table 12.1), calculer le flux de chaleur par m² qui atteint la surface depuis l'intérieur. (b) Comparer à l'énergie solaire moyenne reçue par la surface terrestre, 175 W/m².
Corrigé
(a) \(j_Q = k\,\dfrac{\Delta T}{\Delta x} = 2{,}2\times\dfrac{30}{1000} = 0{,}066\) W/m² = 66 mW/m². (b) Le flux solaire est \(175/0{,}066 \approx 2{,}7\times10^3\) fois plus élevé : la chaleur interne de la Terre est négligeable pour le climat de surface.
(a) 66 mW/m² | (b) le Soleil apporte environ 3000 fois plus
D4. Les relations d'un processus adiabatique
Pour un gaz parfait en transformation adiabatique, montrer que (a) \(pV^\gamma = \) cste (vu en classe) ; (b) \(TV^{\gamma-1} = \) cste ; (c) \(T\,p^{1/\gamma - 1} = \) cste ; (d) \(\gamma = C_p/C_V\).
Corrigé
- (a) \(dE = -p\,dV = \frac{N\nu}{2}k\,dT\) et \(p\,dV + V\,dp = Nk\,dT\) → \(\frac{dp}{p} = -\gamma\frac{dV}{V}\) → \(pV^\gamma = \) cste avec \(\gamma = (\nu+2)/\nu\).
- (b) \(pV = nRT\) → \(p = nRT/V\) : \((nRT/V)V^\gamma = nRT\,V^{\gamma-1} = \) cste → \(TV^{\gamma-1} = \) cste.
- (c) \(V = nRT/p\) : \(T(nRT/p)^{\gamma-1} = \) cste → \(T^\gamma p^{1-\gamma} = \) cste → \(T\,p^{(1-\gamma)/\gamma} = T\,p^{1/\gamma - 1} = \) cste.
- (d) Par mole, \(C_V = \frac{\nu}{2}R\) et \(C_p = \frac{\nu}{2}R + p\left(\frac{\partial v}{\partial T}\right)_p = \frac{\nu}{2}R + R = \frac{\nu+2}{2}R\) ; donc \(C_p/C_V = (\nu+2)/\nu = \gamma\).
D5. Combien de degrés de liberté ?
Un gaz est comprimé adiabatiquement : \(p_i = 1\) atm, \(V_i = 2\) L, \(p_f = 1{,}1\) atm, \(V_f = 1{,}85\) L. Nombre de degrés de liberté par molécule ?
Corrigé
ν = 9 degrés de liberté (molécule polyatomique)
D6. Même détente, trois processus
0,446 mol d'un gaz parfait à 0 °C, 1 atm, \(V_i = 10{,}0\) L, 5 ddl par molécule, se détend jusqu'à 15 L. Nouvelles température et pression si la détente est (a) isobare ; (b) isotherme ; (c) adiabatique ?
Corrigé
- (a) Isobare : \(p_f = 1\) atm ; \(V/T = \) cste → \(T_f = T_i\dfrac{V_f}{V_i} = 273\times1{,}5 = 409{,}5\) K.
- (b) Isotherme : \(T_f = 273\) K ; \(pV = \) cste → \(p_f = 1\ \text{atm}\times\dfrac{10}{15} = 0{,}667\) atm = 67,6 kPa.
- (c) Adiabatique, \(\gamma = 7/5 = 1{,}4\) : \(p_f = p_i(V_i/V_f)^\gamma = 1\ \text{atm}\times(0{,}667)^{1{,}4} = 0{,}567\) atm = 57,4 kPa ; \(T_f = T_i\dfrac{p_fV_f}{p_iV_i} = 273\times0{,}567\times1{,}5 = 232\) K (ou \(T_f = T_i(V_i/V_f)^{0{,}4}\)).
(a) 409,5 K, 1 atm | (b) 273 K, 67,6 kPa | (c) 232 K, 57,4 kPa
L'exercice 23 demande ensuite \(\Delta W\), \(\Delta Q\), \(\Delta E\) pour chaque cas ; réponses du manuel : \(W = 507,\ 410,\ 379\) J ; \(Q = 1770,\ 410,\ 0\) J ; \(\Delta E = 1260,\ 0,\ -379\) J. L'explorateur de processus (préréglage « ex. 22 ») les reproduit.
D7. β et κ d'un gaz parfait
Pour un gaz parfait, calculer \(\beta\) et \(\kappa\) en fonction de \(p\), \(T\) et \(V\).
Corrigé
β = 1/T, κ = 1/p
D8. Convection ou inversion thermique ?
La pression décroît avec l'altitude selon \(p = p_0e^{-\alpha y}\), \(\alpha = 0{,}116\) km⁻¹ ; pour l'air \(\gamma = 1{,}4\). (a) Si la température au sol vaut 293 K, quelle serait la température à 1 km d'altitude si elle variait au taux adiabatique ? (b) Si la température réelle à 1 km est de 285 K, y a-t-il convection ascendante ou couche d'inversion ?
Corrigé
- (a) Adiabatique : \(T\,p^{1/\gamma - 1} = \) cste → \(T_1 = T_0\left(\dfrac{p_1}{p_0}\right)^{1 - 1/\gamma} = T_0\,e^{-\alpha y(\gamma-1)/\gamma} = 293\,e^{-0{,}116\times0{,}286} = 293\times0{,}967 = 283{,}4\) K.
- (b) Une parcelle d'air qui monte de 1 km se refroidit à 283,4 K, c'est-à-dire plus que l'air ambiant (285 K) : plus froide donc plus dense, elle redescend. Pas de convection : inversion thermique, qui piège les polluants (smog). Il y aurait convection si l'air ambiant était plus froid que 283,4 K.
(a) 283,4 K | (b) couche d'inversion
Exercices suggérés du manuel (liste officielle du cours)
Énoncés paraphrasés en français d'après Stowe (chapitre 12). Réponses impaires au dos du manuel (p. 544), paires d'après le corrigé du professeur.
Chapitre 12 - Processus spéciaux
dE pour un processus isobare
Processus isobare non diffusif. À partir du premier principe, trouver les expressions qui relient la variation d'énergie interne (a) à la variation de volume ; (b) à la variation de température. Exprimer les dérivées partielles avec la table 11.1.
Corrigé
\(dE = T\,dS - p\,dV\) avec \(dp = 0\), \(dN = 0\).
- (a) \(dS = \left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_p dV = \frac{C_p}{TV\beta}dV\) → \(dE = \left(\dfrac{C_p}{V\beta} - p\right)dV\).
- (b) \(dS = \frac{C_p}{T}dT\) et \(dV = \beta V\,dT\) → \(dE = (C_p - pV\beta)\,dT\).
(a) dE = (C_p/(Vβ) − p) dV | (b) dE = (C_p − pVβ) dT
Isobare avec échange de particules
Processus isobare (\(dp = 0\)), donc deux variables indépendantes. À partir du premier principe, écrire (a) \(dE\) en fonction de \(dV\) et \(dN\) (écrire d'abord \(dS\) en fonction de \(dV\) et \(dN\)) ; (b) \(dE\) en fonction de \(d\mu\) et \(dN\).
Corrigé
- (a) \(dS = \left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_{p,N}dV + \left(\frac{\partial S}{\partial N}\right)_{p,V}dN\) avec \(\left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_{p} = \frac{C_p}{TV\beta}\). Dans \(dE = T\,dS - p\,dV + \mu\,dN\) : \(dE = \left(\dfrac{C_p}{V\beta} - p\right)dV + \left[T\left(\dfrac{\partial S}{\partial N}\right)_{p,V} + \mu\right]dN\).
- (b) En prenant \(\mu\) et \(N\) comme variables : \(dE = \left[T\left(\frac{\partial S}{\partial\mu}\right)_{p,N} - p\left(\frac{\partial V}{\partial\mu}\right)_{p,N}\right]d\mu + \left[T\left(\frac{\partial S}{\partial N}\right)_{p,\mu} - p\left(\frac{\partial V}{\partial N}\right)_{p,\mu} + \mu\right]dN\) (réponse du manuel).
dE pour un processus isotherme
Processus isotherme non diffusif. À partir du premier principe, relier la variation d'énergie interne (a) à la variation de volume ; (b) à la variation de pression.
Corrigé
- (a) \(dS = \left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_T dV = \frac{\beta}{\kappa}dV\) → \(dE = \left(\dfrac{T\beta}{\kappa} - p\right)dV\).
- (b) \(dS = \left(\frac{\partial S}{\partial p}\right)_T dp = -V\beta\,dp\) et \(dV = \left(\frac{\partial V}{\partial p}\right)_T dp = -V\kappa\,dp\) → \(dE = -TV\beta\,dp + pV\kappa\,dp = (-TV\beta + pV\kappa)\,dp\).
(a) dE = (Tβ/κ − p) dV | (b) dE = (−TVβ + pVκ) dp ; les deux s'annulent pour un gaz parfait
Détente isotherme
Voir l'exercice à développement D1.
Relations adiabatiques
Voir l'exercice à développement D4.
Même détente, trois processus
Voir l'exercice à développement D6.
Atmosphère
Voir l'exercice à développement D8.
Détente libre, adiabatique, isotherme
Un gaz parfait passe de \(V_i\) à \(V_f\), température initiale \(T_i\). Calculer \(\Delta E\), \(\Delta Q\) et \(\Delta W\) en fonction de \(N\), \(\nu\), \(T_i\), \(V_i\), \(V_f\) pour (a) une détente libre ; (b) une détente adiabatique (\(pV^\gamma = \) cste, avec \(p_iV_i = NkT_i\)) ; (c) une détente isotherme.
Corrigé
- (a) Détente libre : aucun travail, aucune chaleur : \(\Delta W = \Delta Q = \Delta E = 0\) (et \(\Delta T = 0\) pour un gaz parfait).
- (b) Adiabatique : \(\Delta Q = 0\) ; \(T_f = T_i(V_i/V_f)^{\gamma-1}\) ; \(\Delta E = \frac{\nu}{2}Nk(T_f - T_i) = -\dfrac{NkT_i}{\gamma-1}\left[1 - \left(\dfrac{V_i}{V_f}\right)^{\gamma-1}\right]\) (car \(\frac{\nu}{2} = \frac{1}{\gamma-1}\)) ; \(\Delta W = -\Delta E\).
- (c) Isotherme : \(\Delta E = 0\), \(\Delta Q = \Delta W = NkT_i\ln(V_f/V_i)\).
Retirer la cloison entre deux gaz
Un récipient est divisé en deux volumes égaux \(V\) contenant chacun \(N\) particules d'un gaz, avec le même \(\omega_c = c\,(V/N)(E_{therm}/N\nu)^{\nu/2}\). On retire la cloison. Nombre d'états du système combiné (a) avant ; (b) après, si les deux gaz sont différents ; (c) après, si les deux gaz sont identiques. (d) Comment expliquer ce dernier résultat : si le volume par particule double, \(\omega_c\) ne devrait-il pas doubler ?
Corrigé
- (a) \(\Omega_0 = \Omega_1\Omega_2 = \omega_c^N\omega_c^N = \omega_c^{2N}\).
- (b) Gaz différents : chaque gaz dispose maintenant de \(2V\) avec le même \(N\) : \(\omega_c' = 2\omega_c\), donc \(\Omega_0 = (2\omega_c)^{2N} = 2^{2N}\omega_c^{2N}\). L'entropie augmente de \(2Nk\ln 2\) : le mélange est irréversible.
- (c) Gaz identiques : un seul système de \(2N\) particules dans \(2V\) avec \(2E_{therm}\) : \(\omega_c = c\,\dfrac{2V}{2N}\left(\dfrac{2E_{therm}}{2N\nu}\right)^{\nu/2}\) inchangé, donc \(\Omega_0 = \omega_c^{2N}\) : pas de changement.
- (d) Le volume par particule \(V/N\) ne change pas (deux fois plus de volume pour deux fois plus de particules) ; comme les particules sont identiques, les échanger ne crée aucun nouvel état. Rien ne change quand on remet la cloison : le processus est réversible (paradoxe de Gibbs).
Chaleur interne de la Terre
Voir l'exercice à développement D3.